Intelligence artificielle… mais où en sommes-nous?

L’intelligence artificielle (IA) est un terme qui devient graduellement familier à nos oreilles, bien que nous ne pouvons pas en dire autant de sa définition et ses limites. Une technologie au potentiel presque infini qui fascine, mais qui laisse sur son passage, une notion d’inconnu qui effraie.

IA déjà sur votre paillasson

Malgré les contradictions qui sont soulevées, l’intelligence artificielle est déjà bien présente au sein de notre société et le progrès est perceptible de façon quotidienne. Étant considérés comme la suite logique de l’informatique, plusieurs éléments de notre quotidien emploient déjà l’intelligence artificielle. Pensez à la reconnaissance visuelle de chez Facebook, l’application WAZE, qui aide maintenant les services d’urgence des municipalités ou encore, le North Sense, une technologie qui vous procure un 6e sens pour repérer votre orientation avec la terre. Bien que ces nouvelles technologies ont bénéficié d’une grande ouverture, le terme IA soulève toujours des inquiétudes face à l’avenir…

La peur de l’IA

Certains craignent l’arrivée des robots dans l’optique où ils pourraient remplacer la race humaine. Il semblerait que nous serions bien loin de ce scénario. L’émergence des robots ne serait pas à craindre. Par contre, il serait justifié de craindre l’engouement excessif autour de l’intelligence artificielle, qui lui, pourrait nous mener à des situations dépassant les limites de notre contrôle. D’ailleurs, l’intelligence artificielle ne peut toujours pas remplacer plusieurs domaines, tels que la médecine qui causerait conflit lors des erreurs médicales. À qui appartiendra l’erreur, le robot ou l’humain?

Portrait pessimiste

Malgré le positivisme qui tourne autour de l’intelligence artificielle, plusieurs experts s’avancent sur les effets néfastes de cette technologie infinie. Certains domaines, comme le journalisme, pourraient être bouleversés de façon majeure. En effet, selon une étude publiée par Future Today Institute, dans un avenir qui n’est pas si éloigné, nous serons en mesure de dégager des données accompagnées d’une analyse sans avoir recours à des journalistes. Les éditeurs et les organisations professionnelles auraient donc tout intérêt à s’orienter vers la collaboration plutôt que de tourner le dos à la technologie.

Il semblerait aussi y avoir une année médiane, soit 2050, qui marquerait l’ère où l’IA possèdera les mêmes capacités d’apprentissage que l’être humain. Stephan Hawking avance que ce serait les gens occupant des emplois de la classe moyenne qui auront à subir le plus grand impact négatif de l’intelligence artificielle. Certaines questions concernant la vie privée reviennent régulièrement à mi-chemin entre l’amélioration et la violation des limites de la vie privée. Plusieurs grands joueurs de l’industrie, telle qu’Amazon, Facebook et Google, se retrouvent souvent pointés du doigt dû à leur utilisation de l’IA pour collecter des informations personnelles pour vendre des produits ou envoyer des publicités. Pour chaque évolution technologique, il y aura des bons et des mauvais côtés et ces derniers, découlent malheureusement souvent de l’utilisation humaine qu’on en fait.

Nouvelles technologies d’espoir

Certains aspects de l’IA sont pourtant porteurs d’espoir, notamment ceux qui sont reliés aux avancés dans le domaine de la santé. La technologie pourrait bien compenser pour les limites de la fragilité du corps humain. Des chercheurs ont d’ailleurs développé une technologie qui permet de détecter jusqu’à 17 maladies communes en analysant le souffle. Cet appareil a pour but de détecter les maladies qui ont tendance à passer sous le radar puisque les patients se sentent en bonne santé. Ce type de nouvelles technologies pourraient épargner la vie de plusieurs personnes souffrant de maladies communes et dangereuses. Les avantages de l’IA peuvent aussi se voir dans les pratiques organisationnelles, qui permettent l’optimisation et l’amélioration des processus, du travail et du quotidien de tous.

L’IA au Québec

L’intelligence artificielle est déjà bien présente sur le territoire de la province et c’est par les portes montréalaises qu’elle s’est davantage introduite. En novembre 2016, Google a investi un montant de 4,5 M$ dédié à la recherche d’intelligence artificielle à Montréal. Microsoft a aussi suivi le pas en investissant au total 7 M$ dans des universités de Montréal.

La province de Québec tente d’ailleurs de se positionner comme l’un des 10 meneurs au sein de l’OCDE en matière de recherche et d’innovation, et ce, d’ici 2022. Un comité coprésidé par le président et chef de direction de Claridge, Pierre Boivin, et le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton sera mis sur pied afin de concevoir et d’orienter les stratégies qui permettront de stimuler les avancés de l’intelligence artificielle.

Considérations éthiques

Il faut se rappeler que l’IA risque d’apporter graduellement des changements fondamentaux dans la vie de l’être humain et que des mesures de contrôle seront certainement imposées afin de ne pas dépasser les limites des droits humains. D’ailleurs, Deepmind a mis sur pied un comité axé sur l’implication morale et éthique de l’intelligence artificielle. Cette initiative a deux objectifs clairs : « aider les technologues à comprendre les implications éthiques de leur travail et à aider la société à décider comment l’intelligence artificielle peut être bénéfique ». Bien que les évolutions dépassent parfois notre compréhension et les habilités humaines, l’IA saura nous apporter d’ingénieuses avancées qui pourront aider la société à aller plus loin.

Elle est déjà partout autour de nous et nous modifions nos habitudes autour de ces nouveaux outils. Au rythme des avancés, la vision sociale s’ajustera et acceptera graduellement les changements, ce qui offrira à chaque pas vers l’avant de l’IA, l’illusion d’une simple avancée technologique.

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